Débat en anglais «Jusqu’où va-t-on accepter de se faire cracher dans la face»

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Une question de la modératrice du débat en anglais de lundi soir a soulevé l’ire du chroniqueur Richard Martineau, qui s’est lancé dans une virulente critique de la perception du Canada anglais sur le Québec.

La question de la modératrice Althia Raj, l’une des cinq journalistes présentes pour animer le débat en anglais diffusé par le consortium des médias, a fait réagir nombre de commentateurs depuis lundi soir, dont Richard Martineau.

«Si vous devenez premier ministre, vous abstiendrez-vous d’intervenir pour laisser une autre province discriminer ses propres citoyens? Ne placez-vous pas les intérêts de votre parti au Québec au-dessus de vos principes et des droits égaux de tous les citoyens?», a demandé Raj au chef néodémocrate Jagmeet Singh.

«Je vais prendre une expression que Jagmeet Singh a utilisée ici au Face-à-Face, c’est dégueulasse. C’est absolument dégueulasse», tranche le chroniqueur.


Richard Martineau se dit révolté de voir que l’élite canadienne anglaise ne se gêne même plus pour convenir, dans un débat national, que les Québécois sont racistes.

«Pour eux, la cause est entendue. Nous sommes racistes. Nous sommes xénophobes. Ils n’en débattent même plus. Ils ne se gardent même plus une petite gêne. En plein débat national, ils le disent comme ça, comme si c’était une vérité sur laquelle tout le monde s’était entendu que les Québécois étaient une bande de racistes.»

«Jusqu’où va-t-on accepter de se faire cracher dans la face?», lâche-t-il.

Des excuses réclamées
Richard Martineau ne s’arrête pas là et se demande quel rôle le consortium a-t-il eu dans le choix et l’approbation de cette question.

«Est-ce que cette question-là était écrite et approuvée par le consortium? Est-ce que ça a été approuvé par la CBC, qui diffusait [le débat], ou est-ce qu’elle a décidé d’improviser le libellé de la question?», s’interroge-t-il.

«Je veux des excuses du consortium et je veux des excuses de la CBC. [...] Et s’ils ne s’excusent pas, ça veut dire qu’ils l’ont approuvé, parce que qui ne s’excuse pas consent.»
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